Un constructeur chinois de véhicules électriques mise des milliards sur le fait que son nouvel appareil Android finira par dépasser les ventes de ses voitures.
Xpeng a fait taire les sceptiques qui affirmaient que son nouveau robot humanoïde n'était qu'un homme en costume en découpant spectaculairement la jambe de la machine sur scène, révélant ainsi ses composants mécaniques. Ce robot de septième génération, baptisé Iron, fonctionne grâce à son propre modèle d'intelligence artificielle Vision-Langage-Action 2.0 et présente une ressemblance frappante avec le robot de Tesla. Xpeng abandonne ses précédents concepts de chiens robots et prévoit de lancer la production de ce robot humanoïde d'ici la fin de l'année prochaine, avec pour objectif de présenter ces androïdes dans ses magasins et usines dès l'année prochaine.
Les enjeux financiers sont considérables, le PDG He Xiaopeng affirmant que le potentiel des robots dépasse largement le marché automobile et que les coûts de production finiront par rattraper ceux de la production automobile. L'analyse de JPMorgan suggère que ce revirement pourrait s'avérer rentable, prévoyant que la robotique humanoïde pourrait générer environ 22,8 milliards d'euros de valeur d'ici 2027. Combinée à sa division de taxis autonomes – dont la contribution devrait se situer entre 5,7 et 18,1 milliards d'euros d'ici 2035 – Xpeng se positionne clairement comme un empire de l'IA à grande échelle plutôt que comme un constructeur automobile traditionnel.
Xpeng n'est pas la seule entreprise engagée dans cette course technologique de pointe, car l'ensemble du secteur automobile chinois progresse rapidement dans le domaine de la robotique humanoïde. De grands constructeurs tels que BYD, GAC et Seres investissent des millions dans des projets similaires, tandis que Chery participe au développement du robot Mornine et Nio à celui de chiens robots. Cette vague d'investissements soutient la stratégie industrielle globale de la Chine, où plus de deux millions de robots travaillent déjà dans les usines, annonçant une transition où les machines « vivantes » deviendront aussi courantes que les chaînes de montage elles-mêmes.


